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À l’hôpital

Une sonde empêche de parler, pas de penser. Cette page s’adresse aux soignants, aux patients et à leurs proches, pour les moments où il faut se comprendre tout de suite et sans voix.

Un tableau de communication posé à plat, couvert de petites cartes portant chacune une image et un mot.
Un tableau de communication et ses cartes : une image, un mot, une position stable. Photographie de Eddau, sous CC0, via Wikimedia Commons.
Information

Words Within Reach est un support de communication libre et gratuit. Ce n’est ni un dispositif médical, ni un avis médical, ni un protocole de soin. Elle ne se substitue à aucune procédure du service ni à l’avis d’un orthophoniste.

Les moments où elle sert

La littérature en soins critiques documente ce que ces situations coûtent : la perte de la parole chez un patient ventilé conscient s’accompagne de frustration, de stress et d’anxiété, et la difficulté est partagée par les soignants, qui sont les premiers partenaires de communication au lit du patient. Des travaux sur les tableaux de communication en réanimation ont aussi montré que les patients ont des idées précises sur les mots et les images qui leur seraient utiles.

Ce qu’on peut faire en trente secondes

  1. Ouvrir les planches prêtes et choisir celle qui correspond à la situation.
  2. Ou bien imprimer la planche et la poser à portée du geste du patient.
  3. Montrer soi-même deux ou trois cases en parlant, pour dire à quoi cela sert, sans rien demander en retour.

Pourquoi le papier compte ici plus qu’ailleurs

Où la poser

Visible en permanence, orientée vers le patient, à la portée de son geste, du côté de la main qui bouge. Une planche rangée dans un tiroir ou punaisée derrière le lit ne sert à rien. Si le patient ne peut désigner qu’avec le regard ou un mouvement minime, une planche à grandes cases se montre case par case par l’accompagnant, qui attend une validation à chaque étape.

Les questions fermées ne suffisent pas

Demander « avez-vous mal ? » et attendre un signe de tête permet de vérifier une hypothèse, pas d’en recevoir une. Un patient doit pouvoir dire ce que personne ne lui a demandé : l’angoisse, la soif, le bruit, l’envie de voir quelqu’un, le besoin d’être changé de position, le refus. C’est exactement ce qu’une planche permet, et c’est pourquoi elle porte aussi les mots qui dérangent.

Ce que l’établissement peut faire

Aucune donnée de patient n’a à nous parvenir, et rien ne sort de l’appareil : ce qui est composé sur une planche reste sur l’appareil qui l’affiche. Voir les questions fréquentes.

Sources