Impact et chiffres
Deux familles de chiffres, et rien d’autre : ce que le service met à disposition, compté sur le disque, et le besoin auquel il répond, mesuré par ses sources. Aucun chiffre ici ne porte sur les personnes qui utilisent Words Within Reach : le service ne les compte pas, et cette page dit pourquoi.
Ce que le service met à disposition
Chaque nombre de ce tableau est recompté à chaque génération du site, directement sur les fichiers qu’il sert. Aucun n’est écrit à la main, et aucun ne porte sur l’usage qui en est fait.
| Nombre | Ce qu’il compte |
|---|---|
| 306 | Pictogrammes servis par le site, chacun à la licence vérifiée au fichier avant tout usage. |
| 6 | Fichiers son enregistrés, en secours de la voix de synthèse pour le vocabulaire essentiel. |
| 11 | Planches prêtes par situation, déjà composées et servies en pages. |
| 329 | Mots du vocabulaire proposé, chacun relié à son pictogramme. |
| 5 | Articles publiés sur le blog du service. |
| 36 | Pages que compte le site aujourd’hui, telles que recensées par son plan. |
| 1 | Langues dans lesquelles le service est servi aujourd’hui. |
| 7 | Langues préparées pour ce service, servies ou non. |
| 2,7 Mo | Poids total des pictogrammes, des sons, des images et des polices embarqués dans le site. |
Le besoin, à l’échelle mondiale
Le handicap n’est pas une situation marginale. L’Organisation mondiale de la santé estime que 1,3 milliard de personnes, soit 16 % de la population mondiale, sont atteintes d’un handicap important (OMS, fiche Handicap et santé).
Une partie de ce besoin porte sur des produits d’assistance, dont les aides à la communication font partie. L’OMS indique qu’à l’échelle mondiale, plus de 2,5 milliards de personnes ont besoin d’une ou de plusieurs aides techniques, et que ce chiffre devrait atteindre 3,5 milliards de personnes d’ici à 2050 (OMS, fiche Technologies d’assistance).
L’accès à ces aides n’est pas réparti de façon égale. L’OMS précise que, dans certains pays à faible revenu, seuls 3 % des personnes auraient accès aux aides techniques dont elles ont besoin, contre 90 % dans certains pays à revenu élevé. Parmi les obstacles qu’elle recense figurent des coûts élevés et des problèmes d’accès sur le plan physique (OMS, fiche Technologies d’assistance). Un service qui suppose un compte payant ou un appareil dédié ajoute chacun de ces obstacles à l’accès : c’est pourquoi Words Within Reach tient dans un navigateur ordinaire, gratuitement, et fonctionne hors connexion après une première visite en ligne.
Ce que nous ne mesurons pas
Ce service ne compte aucun visiteur, aucune session, aucune planche ouverte, aucun progrès de personne. Ce n’est pas un manque, c’est la conséquence directe d’une doctrine que la bannière de ce site annonce sur chaque page : aucune donnée n’est collectée. Sans mouchard ni mesure d’audience, il n’existe rien à agréger.
Les seules données que ce service manipule vivent sur l’appareil de la personne qui l’utilise, et nulle part ailleurs : une phrase en cours, une planche composée, un mot ajouté, une préférence d’affichage. Rien de tout cela n’est transmis à l’ODERSA, qui ne peut donc ni le lire, ni le compter, ni le croiser.
Nous remplaçons cette mesure par des chiffres d’une autre nature : ceux du tableau ci-dessus, qui décrivent ce que le service met à disposition, vérifiables sur le disque par quiconque, et rien de plus.
Ce qui permettrait de mesurer un impact réel
Sans compte ni mesure d’audience, un usage réel ne se prouve pas par un tableau de bord. Il se documente par ce que des personnes ou des services écrivent, de leur propre initiative.
- Un retour écrit à speak@odersa.org, ou par la page Signaler une erreur : ce que le service a permis de dire, ou ce qui lui manque encore.
- Une réutilisation documentée : une planche imprimée pour un service, un lien public, une mention, une traduction. La licence autorise ces usages sans demande préalable, mais nous ne pouvons les recenser que si on nous les signale.
- Une adoption déclarée par un établissement, un professionnel ou une association qui recommande le service à d’autres, et le fait savoir.
Aucun de ces trois faits ne se mesure sur l’appareil de la personne. Chacun se documente parce qu’on nous en informe, jamais parce que nous l’observons.
Sources
- Handicap et santé, Organisation mondiale de la santé.
- Technologies d’assistance, Organisation mondiale de la santé.