Les pictogrammes et leurs licences
Un pictogramme est le dessin de quelqu’un. Avant de le servir, nous lisons sa licence dans le fichier livré avec le jeu, et nous écartons tout ce qui interdirait à nos lecteurs de réutiliser librement leurs planches.
La règle, en trois lignes
- La licence se lit dans le fichier du jeu, pas sur une page de présentation ni sur un badge : un jeu dont la licence n’est pas vérifiable n’entre pas.
- Aucune clause non commerciale, jamais, même pour une association sans but lucratif.
- Les jeux en partage à l’identique sont admis, mais dans un module séparé qui affiche sa licence, jamais fondus avec les autres.
Pourquoi refuser une clause non commerciale
La question n’est pas ce que l’ODERSA a le droit de faire, mais ce que vous aurez le droit de faire avec nos planches. Une clause non commerciale voyage : elle contamine toute planche construite avec ces images. Un établissement privé, une entreprise adaptée, un éditeur scolaire, un service payant ne pourraient plus les employer, et un professionnel libéral se poserait la question à chaque impression. Un outil de communication qui ne se diffuse pas librement rate son but.
C’est pourquoi le jeu de pictogrammes le plus employé en communication alternative dans le monde francophone, qui porte une clause non commerciale, n’est pas servi ici. Ce n’est pas un jugement sur sa qualité, qui est grande : c’est une conséquence de sa licence.
Les deux familles servies
Le socle permissif
Il demande l’attribution, et rien de plus. C’est lui qui compose les planches prêtes par défaut, pour que toute planche produite ici se réutilise sans obligation cachée. Il réunit des graphismes en couleur, reconnaissables pour les objets, les aliments, les lieux et les émotions, et des pictogrammes de trait pour les mots de fonction, où la sobriété vaut mieux que le détail.
Le module en partage à l’identique
Il propose un jeu conçu spécifiquement pour la communication alternative, plus riche que le socle sur les verbes, les parties du corps et les mots de la santé. Sa licence exige que toute planche qui l’emploie soit diffusée sous la même licence. Le service vous le dit au moment où vous choisissez ce module, et les planches qui en viennent portent leur licence, à l’écran comme à l’impression.
Les noms exacts des jeux, leurs auteurs, l’attribution à recopier et l’adresse du fichier de licence lu sont sur la page crédits, où ils sont produits à chaque génération depuis les fichiers eux-mêmes.
Ce qu’un pictogramme ne fait pas
Une image ne parle pas toute seule. Le même dessin peut désigner un objet, une action ou une envie selon la personne et la culture, et un pictogramme mal choisi peut faire dire le contraire de ce qui était voulu. C’est pourquoi chaque case porte aussi son mot écrit, pourquoi la position des cases reste stable d’une planche à l’autre, et pourquoi vous pouvez remplacer n’importe quelle image par une photographie qui vous appartient.
Si une image ne correspond pas à son étiquette, ou si elle se comprend autrement chez vous, dites-le : ces signalements passent avant les autres.
Ce que nous ne faisons pas
Nous ne dessinons pas nos propres pictogrammes et nous n’en faisons pas produire par une machine. Un dessin approximatif dans un outil de communication est pire que pas de dessin : il installe un malentendu que la personne ne peut pas corriger à voix haute. Nous préférons employer le travail de dessinateurs qui l’ont fait pour cela, et le citer.
Sources
- Global Symbols, qui recense les jeux de symboles et leur licence déclarée. Nous nous en servons pour écarter, jamais pour admettre : l’admission passe par le fichier de licence du jeu.
- CC BY 4.0, CC BY-SA 4.0, Apache 2.0 : les textes officiels des licences employées.
- Licence et réutilisation, pour ce que vous pouvez faire de nos planches.