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Les pictogrammes et leurs licences

Un pictogramme est le dessin de quelqu’un. Avant de le servir, nous lisons sa licence dans le fichier livré avec le jeu, et nous écartons tout ce qui interdirait à nos lecteurs de réutiliser librement leurs planches.

Une planche imprimée présentant un système de symboles : des dessins au trait, simples et contrastés, chacun accompagné de son mot.
Un système de symboles imprimé : le dessin porte le sens, le mot écrit lève le doute. Photographie de Joxerrazabala, sous CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

La règle, en trois lignes

Pourquoi refuser une clause non commerciale

La question n’est pas ce que l’ODERSA a le droit de faire, mais ce que vous aurez le droit de faire avec nos planches. Une clause non commerciale voyage : elle contamine toute planche construite avec ces images. Un établissement privé, une entreprise adaptée, un éditeur scolaire, un service payant ne pourraient plus les employer, et un professionnel libéral se poserait la question à chaque impression. Un outil de communication qui ne se diffuse pas librement rate son but.

C’est pourquoi le jeu de pictogrammes le plus employé en communication alternative dans le monde francophone, qui porte une clause non commerciale, n’est pas servi ici. Ce n’est pas un jugement sur sa qualité, qui est grande : c’est une conséquence de sa licence.

Les deux familles servies

Le socle permissif

Il demande l’attribution, et rien de plus. C’est lui qui compose les planches prêtes par défaut, pour que toute planche produite ici se réutilise sans obligation cachée. Il réunit des graphismes en couleur, reconnaissables pour les objets, les aliments, les lieux et les émotions, et des pictogrammes de trait pour les mots de fonction, où la sobriété vaut mieux que le détail.

Le module en partage à l’identique

Il propose un jeu conçu spécifiquement pour la communication alternative, plus riche que le socle sur les verbes, les parties du corps et les mots de la santé. Sa licence exige que toute planche qui l’emploie soit diffusée sous la même licence. Le service vous le dit au moment où vous choisissez ce module, et les planches qui en viennent portent leur licence, à l’écran comme à l’impression.

Les noms exacts des jeux, leurs auteurs, l’attribution à recopier et l’adresse du fichier de licence lu sont sur la page crédits, où ils sont produits à chaque génération depuis les fichiers eux-mêmes.

Ce qu’un pictogramme ne fait pas

Une image ne parle pas toute seule. Le même dessin peut désigner un objet, une action ou une envie selon la personne et la culture, et un pictogramme mal choisi peut faire dire le contraire de ce qui était voulu. C’est pourquoi chaque case porte aussi son mot écrit, pourquoi la position des cases reste stable d’une planche à l’autre, et pourquoi vous pouvez remplacer n’importe quelle image par une photographie qui vous appartient.

Si une image ne correspond pas à son étiquette, ou si elle se comprend autrement chez vous, dites-le : ces signalements passent avant les autres.

Ce que nous ne faisons pas

Nous ne dessinons pas nos propres pictogrammes et nous n’en faisons pas produire par une machine. Un dessin approximatif dans un outil de communication est pire que pas de dessin : il installe un malentendu que la personne ne peut pas corriger à voix haute. Nous préférons employer le travail de dessinateurs qui l’ont fait pour cela, et le citer.

Sources